Si on avait été moins amants, on en serait que plus frères.

Si on avait été moins amants, on en serait que plus frères.
Elle posa ses yeux sur le début de givre sur la voiture. L'été était parti. Pas seulement son soleil et ses pluies chaudes qui font du bien au corps nu. Ni les soirées devant la mer à lire et le vent marin qui fait frémir. Ce qui était réellement partit, c'est sa légèreté, sa simplicité. L'été est une saison simple. Pour elle, l'été, c'est lui. Le grand garçon aux yeux noirs. Celui qui te regarde avec la plus grande intensité imaginable. Et son sourire. Sa fossette. Sa magnifique fossette. C'était Barcelone main dans sa main et le retour en car à dormir dans ses bras. L'été n'était plus là. Il n'était plus là. Son beau regard était désormais détourné. Il ne reste aujourd'hui que les souvenirs.
C'est ce qu'elle voyait dans ce givre post-hivernal. Elle rentra alors dans la voiture. Ferma les yeux se laissant envahir par la musique de Yann Tiersen. Le poste de la voiture a toujours eu cette incroyable capacité de contenir LA chanson correspondante à son humeur. Elle regarda Vitry défiler devant elle. Elle avait parcouru ces rues avec lui. Des larmes se battaient sous ses yeux verts. Ce n'était pas forcément des larmes de tristesse. C'était des larmes qui signifiaient qu'une chose avait disparu ; c'était l'amour des souvenirs. Elle hésitait. Etait-elle encore amoureuse ? La probabilité du vide lui faisait-elle peur plus qu'autre chose ? N'était-elle finalement qu'attachée au temps ? Jamais la grisaille Vitriote ne l'avait autant inspirée.
Sa mère la déposa devant le métro. Elle aimait prendre le métro. Elle avait l'impression de faire quelque chose. D'aller quelque part. C'est d'ailleurs paradoxal car le but même du métro EST d'aller quelque part. Mais ici, cela a plus une connotation intellectuelle. Ce n'est pas seulement le corps mais aussi l'esprit qui bouge. Ce besoin d'intellectualiser son voyage sous Parisien démontre bien l'état d'esprit dans lequel elle était : en réflexion sur tout, sur le givre, sur les fossettes, sur Vitry ou sur les rames de métro. Elle était obsédée par lui. Elle avançait, elle avançait... Sans lui. Elle avançait à l'envers finalement.
Il faut maintenant s'en rendre compte.

# Enviado el jueves 19 de noviembre de 2009 07:33

Je n'ai pas de nom. Pas de visage. Je ne suis pas l'avenir. Je ne suis pas grand-chose. Je n'ai pas envie de parler de quoi que ce soit et pourtant je parle tout le temps. Je parle... Moi j'aimerai savoir crier, lever le poing, dire des choses intelligentes. J'aimerai être intéressante. Et je suis née aux temps du mensonge et des coups dans le dos. De la bassesse, de l'hypocrisie, des faux bienveillants, de la Star Académie, de l'absence de la pensée, des faux plaintifs, de la prétention, vous savez celle qu'ont tout le monde, celle qui donne le droit d'oublier le reste, celle qui se rend grandiose, celle qui se permet tout en sortant des excuses médiocres, le Je roi. Moi je. Il n'y a que ça. Des Je. Un monde de Moi Je. Un combat d'apparence. L'opportunisme le plus énorme. Et moi j'attendais, j'attendais. Mais j'attendais quoi ? Je me trouvais dans ce non accord avec tout ce que j'avais bien pus penser. Je n'avais pas trouvé cette différence. J'étais face à du faux. Des sourires. Des mots. Des mêmes envies. Des gens intéressants. Sûrement. Mais toujours cette apparence. Toujours ce besoin d'être comme l'autre. C'était assez déstabilisant car le superficiel se cachait derrière l'intérêt. Serai-ce ça être marginal ? J'en doute. J'étais donc seule dans ce combat de masques et j'arrivais à les enlever. J'étais mal. Ma prétention et ma haute estime de moi-même arrivèrent à cette époque. Je me cru supérieur a eux tous. Et je continuais à sourire malgré tout ce mépris que je leur éprouvais. Au fond, j'étais aussi fausse qu'eux. J'étais ce que je n'aime pas. Voila, j'ai crié et levé du poing. Mais je n'ai toujours pas de nom, toujours pas de visage. Je ne suis pas l'avenir. Je suis tout le monde.

# Enviado el domingo 07 de diciembre de 2008 10:42

Modificado el domingo 02 de agosto de 2009 11:31

Je pleurs en écoutant Eddie Vedder ou Django Reinardt ou encore en passant à côté d'un accordéoniste . C'est ça être touché par la musique? C'est ça la réaction du corps face au son? Dans ce cas j'ai choisi mes maitres, mes génies, ma musique. Listen

 Je pleurs en écoutant Eddie Vedder ou Django Reinardt ou encore en passant à côté d'un accordéoniste  . C'est ça être touché par la musique? C'est ça  la réaction du corps face au son? Dans ce cas j'ai choisi mes maitres, mes génies, ma musique.     Listen
J'étais loin de tout. Des marques, de la télé, des gens médiocres, des gens tout court, de leur politique, des cris, des voitures, des interrogations pour rien, de tout... Je me retrouvais comme quand je m'enfermais dans ma chambre, que j'éteignais la lumière, je regardais mon plafond rempli d'étoiles artificielles, j'écoutais mes disques de reggae, Bob Marley, Groundation, les Black Roots, les Skatalites... Et je pleurais. Comme ça. Sans aucune raison. Par amour du noir, des étoiles et de la puissance du bon son.
Aujourd'hui, c'est des étoiles de lumières dans un ciel parfait que je vois. La musique, elle, ne part jamais. Elle reste au fond de nous comme un souvenir. Un magnifique souvenir. La musique ne va nul part. Elle fait partie de nous. Je pourrais être à Paris, Saint Etienne, Barcelone, Vitry ou dans une campagne inconnue; sous une nuit claire, inondée d'une pluie violente; je pourrais voir les étoiles ou elles pourraient être cachées derrière un affreux nuage; ma musique restera inchangée.
Pour le moment, je ferme les yeux et je pleure.



# Enviado el miércoles 15 de octubre de 2008 07:28

Modificado el domingo 02 de agosto de 2009 11:55

« Babylone système met en marge les fans de reggae mais ça ne sert a rien man de généraliser, tous les enfants de Jah ne virent pas au cliché, quand certain musiciens sont simplement inspirés un simple hommage a jah sans joints ni faux rastas. Simple message au roi man qu'je sens si près de moi fondateur d'une famille unissant tous les miens. Je suis fou du messi mais rasta je n'en suis rien, rudeboy je n'en sais rien » DUB INC - RUDE BOY

« Babylone système met en marge les fans de reggae mais ça ne sert a rien man de généraliser, tous les enfants de Jah ne virent pas au cliché, quand certain musiciens sont simplement inspirés un simple hommage a jah sans joints ni faux rastas. Simple message au roi man qu'je sens si près de moi fondateur d'une famille unissant tous les miens. Je suis fou du messi mais rasta je n'en suis rien, rudeboy je n'en sais rien »    DUB INC - RUDE BOY
DUB INC / TIKEN JAH FAKOLY / THE POLICE / PIERPOLJAK
M.A.P / SINSEMILIA / BOB MARLEY / LES BLEROTS DE RAVEL
JIM MURPLE MEMORIAL / TRYO / SAEZ / MORIARTY
DEVANDRA BANART / PATTI SMITH / TRIBAL MUSETTE
ALEXIS HK / IAM / LA RUE KETANOU / MICKEY 3D
MARCEL & SON ORCHESTRE / LES HURLEMENTS D'LEO
GORAN BREGOVIC / TARMAC / CAKE / THE KINKS
NOIR DESIR / PORTISHEAD / MASSILIA SOUND SYSTEM
KIMYA DAWSON / SONIC YOUTH / THE MOLDY PEACHES
PATRICE / SNIPER / ALELA DIANE / AS DE TREFLE
BABYLON CIRCUS / BOB DYLAN / DEBOUT SUR LE ZINC
DIONYSOS / JAQUES BREL / THE SKATALITE / KEZIAH JONES
JOHNNY CASH / LEO FERRE / MANO NEGRA / VIVALDI
CARAVAN PALACE / URGE OVERKILL / ARETHA FRANKLIN
ORISHAS / RADIOHEAD / RIDAN / SKA-P / SOCALLED
LOUISE ATTAQUE / MERLOT / LES WRIGGLES / EZ3KIEL
THE BEATLES / THE DOORS / GUNS OF BRIXTON / K
LES YEUX D'LA TÊTE / EDDIE VEDDER / NOSFELL
EMIR KUSTURICA & NO SMOKING ORCHESTRA / IZIA
ERIK SATIE / WAX TAILOR / ZEBDA / SERGE GAINSBOURG
LE PEUPLE DE L'HERBE / BOMBES 2 BAL / LES OGRES
KERRY JAMES / ASA / BJORK / RODRIGO Y GABRIELLA
LES FILS DE TEUHPU / SYLVERE / PORTICO QUARTER

DJANGO REINHARDT ( L )

# Enviado el lunes 15 de septiembre de 2008 15:35

Modificado el martes 07 de julio de 2009 05:24

Tout ce beau jeu inventé pour passer devant les premiers, pour que chacun soit écrasé s'ils refusent encore de plier. Les dégâts, les excès, il vont vous les faire payer, les cendres qui resteront, c'est pas eux qui les ramasseront mais les esclaves, et les cons qui n'auront pas su dire non. Nous on ne veut pas être des gagnants mais on n'acceptera jamais d'être des perdants. Pimprenelle et Nicolas, vous nous endormez comme ça, le marchant de sable est passé, nous on garde un ½il éveillé. Ô la peur, ô le vide, ô la victoire des avides, faut pas bouger une oreille toutes sortes de chiens nous surveillent. Pas un geste, une esquisse, sinon on tourne la visse, nous on n'a rien a gagner mais on ne peut plus perdre puisque, c'est déjà fait. Toi qui viens de loin d'ici, avec ta peau et tes os, on t'a parlé du paradis, on t'a menti ; tout est faux. Ô mon ami, ô mon frère, tout ce n'ai perdu pour la guerre, tu vas voir tout l'amour qui traîne au fond des discours. Dis t'en veux, des papiers, dis tu l'as vu mon palai, ou t'aura rien ! C'est ainsi, c'est pas fait pour les perdants le paradis. Il y a la chaire à canon, il y a la chaire à spéculations, il y a la chaire à publicité ; enfin, il y a tout ce que vous aimez. Vous et moi, on le sait, le spectacle est terminé, pourtant c'était presque idéal, c'était loin du féodal. Ô maintenant c'est foutu, et ça fait joli dans ton... Fort intérieur. C'est gênant, de rejoindre comme ça la cohorte des perdants. Faut pas se faire d'illusions, mais c'est mieux debout pour l'action, et pour nos âmes c'est égal, Dieu n'est pas dans la bataille. Ô messieurs les décideurs, de toutes parts de tous côtés, sachez que profond dans nos c½urs, on n'arrête pas le progrès. Sous l'iris, sous la peau, sous les ongles et dans l'étau, on pourra toujours refuser de devenir les premiers ou les derniers... ( Noir Désir )

Tout ce beau jeu inventé pour passer devant les premiers, pour que chacun soit écrasé s'ils refusent encore de plier. Les dégâts, les excès, il vont vous les faire payer, les cendres qui resteront, c'est pas eux qui les ramasseront mais les esclaves, et les cons qui n'auront pas su dire non. Nous on ne veut pas être des gagnants mais on n'acceptera jamais d'être des perdants. Pimprenelle et Nicolas, vous nous endormez comme ça, le marchant de sable est passé, nous on garde un ½il éveillé. Ô la peur, ô le vide, ô la victoire des avides, faut pas bouger une oreille toutes sortes de chiens nous surveillent. Pas un geste, une esquisse, sinon on tourne la visse, nous on n'a rien a gagner mais on ne peut plus perdre puisque, c'est déjà fait. Toi qui viens de loin d'ici, avec ta peau et tes os, on t'a parlé du paradis, on t'a menti ; tout est faux. Ô mon ami, ô mon frère, tout ce n'ai perdu pour la guerre, tu vas voir tout l'amour qui traîne au fond des discours. Dis t'en veux, des papiers, dis tu l'as vu mon palai, ou t'aura rien ! C'est ainsi, c'est pas fait pour les perdants le paradis. Il y a la chaire à canon, il y a la chaire à spéculations, il y a la chaire à publicité ; enfin, il y a tout ce que vous aimez. Vous et moi, on le sait, le spectacle est terminé, pourtant c'était presque idéal, c'était loin du féodal. Ô maintenant c'est foutu, et ça fait joli dans ton... Fort intérieur. C'est gênant, de rejoindre comme ça la cohorte des perdants. Faut pas se faire d'illusions, mais c'est mieux debout pour l'action, et pour nos âmes c'est égal, Dieu n'est pas dans la bataille. Ô messieurs les décideurs, de toutes parts de tous côtés, sachez que profond dans nos c½urs, on n'arrête pas le progrès. Sous l'iris, sous la peau, sous les ongles et dans l'étau, on pourra toujours refuser de devenir les premiers ou les derniers... ( Noir Désir )
Regarder les gens assis Place des Vosges, au milieu des galeries d'art. Les trouver heureux. Vivants. Beaux même. Et puis regarder sa main. La bague. Le bracelet. Se trouver heureux finalement. Se trouver vivant plus que jamais. Vivre. Pour ce bracelet ou cette bague. Pour les autres. Pour ceux qui comptent. Marcher dans le Marais mais des les poches. Le vent glacé s'échouant sur le visage. Blottir son nez dans son écharpe multicolore. S'arrêter devant la boutique des poupées Russes. Etre seul dans une grande ville. Etre seul mais tellement vivant. Regarder l'heure. Rentrer. Prendre le métro. Y lire L'Arrache-C½ur de Boris Vian. Trouver ça magnifique. Se retrouver dans sa ville. Se dire que c'est autre chose mais que c'est bien aussi. S'y sentir chez soi. Croiser ceux qui comptent. Le leur dire. Ecouter Panique Au Mangin-Palace sur son I-Pod. Rire tout seul. Toujours se dire qu'il fait chaud chez soi. Savoir que c'est l'amour qui fait ça. Envahir la maison de musique. Du reggae. Ou de la folk. Ecrire. Ne pas être convaincue. Mais aimer écrire. Trouver la télé ridicule. La détester. Parler avec ses parents. Parler du théâtre. Avoir des étoiles dans les yeux à ce moment là. Aller se coucher. Savoir que vivre, c'est tout ça.

ÇA , ÇA , ÇA & ÇA.

# Enviado el sábado 23 de agosto de 2008 09:03

Modificado el lunes 19 de enero de 2009 04:23